La grossophobie médicale et ses conséquences dramatiques
Les souffrances que rencontrent les victimes de la grossophobie médicale sont telles qu’elles affectent énormément leur manière de percevoir la vie sociale. L’antipathie que la société ressent envers ces derniers agit négativement aussi bien sur leur santé physique que morale.

À travers cette lecture, découvrez les conséquences dramatiques de la grossophobie médicale causée par une discrimination profonde à l’égard des personnes grosses.
Grossophobie, stéréotypes négatifs et opinions préconçues
La grossophobie désigne l’ensemble des comportements et attitudes hargneux qui blâme avec véhémence les personnes grosses. Et le bodypositive ne suffira pas à contrer cela. Elle tire sa source des stéréotypes pernicieux et opinions préconçues selon lesquels le fait d’être à l’embonpoint est un fait volontaire individuel. Autrement dit, les individus en surpoids seraient les seuls responsables de leurs états physiques. Ce fait discriminant néglige les autres variables à l’origine du poids.
Constatée dans plusieurs domaines de la vie, la grossophobie se remarque par des discriminations dans presque toutes les branches de la société. Entre autres, nous avons :
- L’accès à l’emploi ;
- Le sport ;
- L’éducation ;
- La santé individuelle.
Elle affecte en outre les liens interpersonnels à travers un ensemble de petites agressions verbales humiliantes. Ce comportement de la part des autres à des retombées sévères aussi bien psychologiques que physiques. À ce propos, dans les hôpitaux, les conséquences sont plus graves. Il ne s’agit plus de parler de grossophobie, mais plutôt de grossophobie médicale.

Manifestations et conséquences de la grossophobie médicale
La grossophobie médicale se rapporte à une attitude de discrimination ainsi que de condamnation vis-à-vis de personnes obèses ou en surpoids, et ceci de la part des médecins. Cette attitude est aussi remarquée auprès d’autres soignants dans les hôpitaux.
Elle se manifeste par des paroles blessantes, mais surtout culpabilisantes des médecins. Parfois, cette conduite de la part des soignants se matérialise même par un refus de soigner ou de diagnostiquer des faits médicaux concernant les victimes. Une situation des plus pénibles et complexe pour ces dernières.
Une discrimination sur tous les plans
Les attitudes grossophobes ne favoriseront jamais la perte de poids des concernées. A contrario, elles ne font qu’aggraver le surpoids de ces personnes. Ces attitudes ne respectent en aucun cas l’éthique et la morale de la société, puisque l’hostilité face à certains stéréotypes est une manière de discriminer encore plus sous d’autres plans.
En fait, la grossophobie endurée par un individu dans sa société peut s’ajouter à d’autres formes de ségrégations parmi lesquelles se retrouvent : l’âge, le sexe, la race ou la religion. Marine, enseignante spécialisée âgée de 24 ans a été obligé de remplacer son médecin généraliste. Dans les faits, qu’importe l’objet de sa consultation, son médecin lui répétait sans cesse qu’elle est en surpoids et qu’elle doit mincir. Or, elle connaît son état : « Ce n’est pas parce que je suis en surpoids que je ne suis pas consciente que cela constitue un facteur de risque pour ma santé et que je ne suis pas vigilante. »
Grossophobie médicale : une attitude ayant des retombées insupportables pour les concerner
La stigmatisation des grosses personnes a tendance à renforcer un style de vie malsain. En d’autres termes, au lieu qu’elle soit vue comme une action bénéfique sur le mode de vie des grosses personnes, la stigmatisation entraîne davantage leur surpoids.
Elle accroît d’ailleurs la propension des concernées à s’engager dans des comportements alimentaires nuisibles pour leur bien-être. Cela entraîne réciproquement des troubles alimentaires. De surcroît, la stigmatisation diminue l’investissement de la victime dans une activité physique quelconque pouvant diminuer son risque de surpoids.
Concrètement, les conséquences de la grossophobie médicale sont telles qu’elles peuvent affecter considérablement la psychologie des victimes. Ces conséquences peuvent se résumer autour des points ci-dessous :
- Risque de dépression élevée ;
- Troubles d’anxiété ;
- Troubles de l’humeur ;
- Mauvaise estime de soi ;
- Troubles du comportement alimentaire ;
- Accompagnement médical défaillant.
Les pistes de solutions
Les pistes de solutions concernent des sanctions légales. Ainsi, en France, la distinction constatée sur l’apparence physique est jugée à l’instar d’une discrimination selon l’article 225 – 1 du Code pénal. Pour autant, c’est un type de ségrégation dure à prouver.
Il reste néanmoins, le changement de mentalité des médecins ou autres soignants. En effet, de nouveaux mouvements se lèvent contre la grossophobie sur les réseaux sociaux. Des sites sur lesquels les victimes peuvent s’exprimer librement se créent de plus en plus. Enfin, diverses associations se sont mobilisées dans la lutte contre la grossophobie comme le collectif Gras Politique de la bloggeuse Daria Marx ou encore Allegro Fortissimo créée en 1941.

